14TH SESSION OF THE UN HUMAN RIGHTS COUNCIL

 

31 May – 18 June 2010

 

JOINT NGO ORAL STATEMENT

 

Item 1- Urgent Debate on the Raid on the Flotilla by Israeli Defense Forces

 

2 June 2010

 

Mr. President,

All our thoughts go first to the victims of the barbaric attack, which took place in international waters of the Mediterranean Sea in flagrant violation of international law.

Once again Israel felt threatened and once again we were all witness to the disproportionate use of force by the army of the State of Israel.

The threat here was represented by six civilian ships carrying about 800 civilians and tons of equipment to the population of the Gaza Strip, besieged for nearly three years by the blockade imposed by Israel and deeply wounded by the destruction suffered during Operation “Lead Cast” of December 2008.

The escalation in violations of international law, humanitarian law and human rights law by Israel seems to have no limits: it is the duty of the entire international community to set the limits.

It is the United Nations General Assembly that decided to partition Palestine, enabling the creation of Israel. It is up to the Organization to have each of its members uphold the Charter, if need be for the Security Council to decide to use force.

Every colonial power considers a challenge to its authority by the occupied population and any external support for the population as a provocation; but history teaches us that the colonial power ultimately falls.

So the question we ask today is to know when the international community intends to end the colonial rule, when it intends to put an end to impunity, when it intends to give an ultimatum for unconditional lifting of the blockade imposed on the population of the Gaza Strip, when it intends to adopt concrete sanctions against the occupying power, when it intends to deploy the resources necessary to protect the Palestinian people.

Mr. President,

Obviously an independent international fact finding mission must be dispatched as soon as possible and the findings forwarded to the competent international judicial bodies, but that is not enough anymore.

 

2 June 2010

Monsieur le Président,

Toute d’abord notre pensée va aux victimes de l’attaque barbare qui a eu lieu dans les eaux internationales de la Mer Méditerranée en violation flagrante des normes du droit international.

Encore une fois l’Etat d’Israël s’est senti menacé et encore une fois nous avons été tous témoins de l’utilisation disproportionnée de la force de la part de l’armée de l’Etat d’Israël.

La menace ici était représentée par six bateaux civils sur lesquels se trouvaient environs 800 civils et des tonnes de matériel destiné à la population de la Bande de Gaza, assiégée depuis bientôt trois ans par le blocus imposé par l’Etat d’Israël et meurtrie par les destructions subies au cours de l’opération « Plomb durci » de décembre 2008.

L’escalade dans les violations du droit international, du droit humanitaire et du droit des droits humains de la part de l’Etat d’Israël semble ne pas avoir de limites : il appartient à la communauté internationale toute entière de fixer les limites.

C’est l’Assemblée générale des Nations Unies qui a décidé de la partition de la Palestine pour permettre la création de l’Etat d’Israël, c’est à elle qu’il appartient de faire respecter la Charte à tous ses membres, si besoin c’est au Conseil de sécurité de décider d’employer la force.

Tout pouvoir colonial considère la contestation de son pouvoir de la part de la population occupée et le soutien extérieur comme de la provocation, mais l’histoire nous apprend que le pouvoir colonial in fine tombe.

Alors la question que nous posons aujourd’hui c’est de savoir quand la communauté internationale entend faire cesser cette domination coloniale, quand elle entend mettre un terme à l’impunité, quand elle entend donner un ultimatum pour la levée inconditionnelle du blocus infligée à la population de la bande de Gaza, quand elle entend adopter de véritables sanctions, quand elle entend déployer les moyens nécessaire à la protection du peuple palestinien.

Monsieur le Président,

Evidemment qu’une Mission internationale indépendante d’établissement des faits doit être dépêchée dans les plus brefs délais et ses conclusions transmises aux instances judiciaires internationales compétentes, mais cela ne suffit pas, cela ne suffit plus.

2 juin 2010